Portraits des auteurs invités cette année

Retrouvez les portraits des invités des éditions précédentes
à l'aide du menu ci-contre :

Né à Bordeaux un 29 février, Frédéric Arrou est formateur en travail social, responsable associatif et photographe. Après avoir quitté sa Gironde natale pour se rapprocher du Toulouse de Nougaro, il s’installe quelques années dans l’Aude puis au Canada. Volontiers touche-à-tout, il collabore à diverses publications tant dans le domaine de l’écriture que de la photographie. Passionné par Truffaut et Léautaud, il l’est aussi par le Japon, qu’il rêve de découvrir… à vélo.
La réalisation du guide Toulouse à vélo aux éditions Sud-Ouest fut, dit-il, " Un grand moment de bonheur, comme une relation intime avec cette ville douce et tempétueuse ". Grand amateur de rugby, il rêve d’une planète ovale puisque dit-il, " bien que circulaire, le monde ne tourne pas rond ".

Patrick Baudry est né en 1946 au Cameroun. Sélectionné par le CNES en 1980, il est désigné comme suppléant pour le vol PVH (Premier Vol Habité). Il passe 2 ans à la Cité des Étoiles près de Moscou. En 1984, il est retenu pour une mission spatiale avec la NASA et vole du 17 au 24 juin 1985 avec la mission STS-51G comme spécialiste de charge utile.
Dans Carnet d’un voyage spatial, récit d’une mission dans les étoiles paru aux éditions Elytis, Patrick Baudry nous livre ses souvenirs d’un voyage inoubliable. Jour après jour, il revient sur ses impressions, ses angoisses et la concrétisation d’un rêve universel : observer le monde de là-haut…
© PBY Today

Écrivain, professeur et historien, Bartolomé Bennassar est un des grands spécialistes de l’histoire de l’Espagne moderne (XVIe et XVIIe siècles) et contemporaine. Il a également publié des études sur l’Amérique latine ainsi que plusieurs romans.
Son dernier ouvrage, Les rivières de ma vie, souvenir d’un pêcheur de truite, vient de paraître aux éditions De Fallois. Ce livre est la chronique d’une passion, d’une passion partagée, vécue le plus souvent en communion avec la nature, mais aussi en communion avec d’autres, de sorte que le sujet du récit vire souvent du singulier au pluriel.


Jordi Bonells est d’origine catalane et vit en France depuis 1970. Auteur de nombreux essais, de romans et de poésie, il enseigne la littérature et la civilisation contemporaines espagnoles à l’université de Toulon et vit à Marseille.
Son dernier livre, Dieu n’est pas sur la
photo
, a été édité aux éditions Liana Lévi. " Te souviens-tu de tante Maria ? ", c’est sur cette simple phrase, et sur une photo retrouvée que le narrateur va se glisser dans le passé familial et dans les relations très étranges et quelque peu amoureuses que la grand-tante Maria, une bénédictine du couvent des Anges à Barcelone, a entretenues avec son père. Et avec le Bon Dieu…
© S. Biscioni

Née en 1963, Florence Camus passe son enfance à Paris. À dix-sept ans, elle fait son premier voyage en Espagne et c’est pour elle une révélation. Quelques années après, elle décide de venir y vivre et d’y faire évoluer les personnages de son roman Vague à l’âme publié aux éditions Velours. C’est donc à Gijón, ville industrielle des Asturies, au nord de la péninsule ibérique, que les chemins d’Anna et d’Antoine se croiseront. La puissance du coup de foudre entre ces deux adolescents sera à l’image de leur passé douloureux.

Née en Ile de France, diplômée des Arts décoratifs de Paris, Isabelle Charly est illustratrice pour la presse et l’édition jeunesse depuis 1997. Elle a réalisé entre autres les dessins de la série Alistair chez Gautier Languereau, chez qui elle est principalement éditée. Sa dernière parution est Milos, y-a un os, très belle histoire d’amitié, conte de Noël décalé qui aborde avec légèreté les thèmes du rejet et de la tolérance. Lorsqu’on s’appelle Milos Radius, squelette violoniste de son état, il ne fait pas bon débarquer à l’hôtel Albinos, où tout un chacun aime l’ordre et la tranquillité. Pauvre Milos, il a beau sourire de toutes ses dents, tous lui tournent le dos ! Heureusement l’amitié du petit Oscar et la magie de Noël réussiront à ouvrir les coeurs les plus méfiants.
© NB

Installée depuis quelques années en Aveyron, Claude Clément y poursuit très activement son travail d’écriture et la direction de sa compagnie de spectacles Auteurs-en-Scène. Auteure de très nombreux ouvrages pour la jeunesse, dont le plus connu est sans doute Le luthier de Venise, qu’elle a adapté en opéra pour le théâtre du Châtelet en 2004, elle dirige aussi de nombreux ateliers d’écriture tant en direction d’enfants que d’adultes et concocte des visites contées pour des lieux historiques. Lauréate d’une bourse du CRL Midi-Pyrénées, elle rédige en ce moment un long roman initiatique en attendant la publication de prochains ouvrages : des Histoires de princesses (Milan), des Petits Contes pour galoper (P’tit Glénat) et un livre CD de Contes Japonais (Milan). Ses dernières parutions sont : Au pays de la prison d’or (Sorbier), Les habits neufs de l’empereur (P’tit Glénat), La clé du silence (Grasset).
© D. Escoulen

Solenn Colléter travaille à Toulouse et écrit dans la Terre rouge de l’Aude. Je suis morte et je n’ai rien appris, publié aux éditions
Albin Michel, est son premier roman. Derrière l’intrigue à suspense de cette " campus story " à forte connotation policière, se cache l’analyse du phénomène du bizutage dans l’enseignement supérieur. D’heure en heure, le lecteur suit la narratrice dans l’enquête sur le drame dont elle a été le témoin, et surtout dans sa lutte contre elle-même pour ne pas se laisser déshumaniser par la machine qui l’a happée. Ainsi est mise en évidence la reproduction à l’identique des élites dirigeantes françaises, un formatage par la violence et par la manipulation mentale qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire.

Rachel Corenblit est née à Chicoutimi, au Québec, en 1969. Elle a vécu à Jérusalem, Paris, Marseille, Nice, Albi et d’autres petits coins encore. Après une formation universitaire en philosophie, elle enchaîne les petits boulots dans les écoles et les médiathèques avant de s’orienter vers l’enseignement. Aujourd’hui, elle s’est établie à Toulouse où elle est maître-formatrice à l’IUFM. De sa mère Israélienne et de son père d’origine Russe, elle a hérité le goût du maniement des mots, le plaisir du tragique et le sens de l’absurde.
Son premier roman, Shalom Salam maintenant, est paru aux Editions du Rouergue. Au travers de destins mêlés, ce livre est la reconstitution sensible de plus d’un demi-siècle de conflits entre les peuples israélien et palestinien. Elle est également l’auteure d’une pièce de théâtre pour enfants, Le Prince Hip de Réalité et d’un recueil de nouvelles pour adolescents L’amour vache.

Michel Cosem est originaire de la région toulousaine. Auteur de romans et de poèmes, il a beaucoup écrit pour la jeunesse. Son dernier livre, La nuit des naufrageurs, publié aux éditions Pierregord, se destine aux adultes. À l’époque des pirates, des corsaires, des boucaniers, un enfant de l’île d’Oléron se trouve plongé dans un univers brutal et fascinant. L’océan est un immense territoire qui relie les Caraïbes à l’Europe en passant par les îles de la Tortue, Antigua ou Grenade. À travers combats et fêtes endiablées, d’autres destins se mêlent : celui d’une jeune fille enlevée sur les quais de Biarritz et d’un enfant andalou enlevé, lui, par des barbaresques. Michel Cosem a créé une fresque colorée et palpitante sur un monde hors du commun.
© Rigaud

Journaliste, historien et romancier, Daniel Crozes vit et écrit en Aveyron. Lauréat du concours des jeunes historiens de France en 1975 puis docteur en histoire en 1985, il a été journaliste à la Dépêche du Midi. Depuis 1990, il se consacre totalement à l’écriture. Son dernier ouvrage a été publié aux Editions du Rouergue. Entre 1917 et 1922, Les chapeaux d’Amélie suit les destins de plusieurs jeunes gens, tous marqués par la Grande Guerre et ses conséquences. Rivalités amoureuses, professionnelles, confrontation entre milieux différents font de ce roman une exploration minutieuse des mœurs de l’époque.
© D. Bruel

Vincent Cuvellier est né à Brest en 1969. Après avoir arrêté ses études en 3ème, il commence à travailler à 16 ans. C’est à cet âge qu’il écrit La Troisième Vie qui obtiendra le Prix du Jeune Ecrivain. Il a fait toutes sortes de métiers avant de devenir écrivain. Son dernier titre Jean-Débile Monchon et moi a été édité aux Editions du Rouergue. Benjamin n’aime pas du tout son voisin, Jean-Christophe Monchon. Ils n’ont vraiment aucun point en commun et Benjamin pense même que c’est le plus débile de l’univers, il l’appelle d’ailleurs Jean-Débile Monchon ! Mais depuis sa naissance, il est obligé de le fréquenter car leurs mères sont copines. Et ce soir-là, malheur ! Elles ont tout planifié pour partir voir Céline Dion en concert : les deux garçons vont devoir passer la nuit ensemble chez Benjamin… Un ouvrage enlevé, drôle et sérieux à la fois, sur les à priori racistes, présents dès le plus jeune âge.

Né à Madrid de père français et de mère espagnole, Michel Del Castillo a évoqué son enfance et son adolescence chaotiques dans nombre de ses livres. Il est membre de l'Académie Royale de Belgique, et de nombreux prix ont couronné son œuvre. Son dernier livre, La vie mentie, a été publié aux Editions Fayard. Tout réussit à Salavador Portal, ancien soixante-huitard devenu coach d'hommes d'affaires. Il mène, dans son loft de Bastille, l'existence confortable des bobos. Un malaise insidieux pourtant le ronge, et il s'enfonce dans l'alcoolisme. Au fil des confidences de Véra, sa grand-mère qui a choisi de se reclure en France dans une maison de retraite, et de son père, Gonzalo, il mesure à quel point il marche à côté de sa vraie vie.
Michel Del Castillo nous fait l’honneur de présider la 9e édition des Rencontres des littératures francophones.
© DB

Pascal Dessaint est né à Dunkerque en 1964. Il s’installe à Toulouse en 1984. Il mène ses études jusqu’à un D.E.A. d’histoire contemporaine consacré à la Chine puis il décide de s’adonner entièrement à l’écriture. Avec Cruelles natures aux éditions Rivages, il nous entraîne dans un univers de brume où les certitudes s’évanouissent pour donner corps à nos peurs les plus sombres. À l’image de cette faune et de cette flore en pleine mutation, comme pour dire à l’homme qu’il n’est plus en harmonie avec un monde qu’il détruit. Cruelles natures est un roman noir à l’atmosphère envoûtante, porté par ce style à la fois familier et ardent, qui est la marque de l’auteur. La dernière parution de Pascal Dessaint, toujours aux éditions Rivages, s’intitule Tu ne verras plus.
© Philippe Matsas / Opale

Abdelkader Djemaï est né en 1948 à Oran, l’aîné d’une famille de neuf enfants. Après un bref passage dans l’enseignement, il collabore à nombre de périodiques algériens. Il quitte l’Algérie en 1993 pour s’installer en France. Il écrit en français, un choix délibéré pour dire la mémoire algérienne. Son dernier livre, Un taxi vers la mer aux éditions Thierry Magnier, est un photo- roman. Très loin des romans-photos à l’eau de rose, cet ouvrage répond en fait à une contrainte originale : confier à un écrivain une série de douze photographies dont il ignore tout et lui demander de broder autour, la nouvelle de son choix. Abdelkader a pris comme point de départ l’image d’un vieil homme assis près d’un taxi et a puisé dans son enfance à Oran pour nous servir une histoire belle et fantastique.
© D. Gaillard

Née à Antibes, toulousaine d’adoption, Magali Duru, de formation littéraire, enseignante, a écrit pour Radio-France de Petits polars noirs, caustiques ou drôles. Nouvelliste déjà publiée en revue ou recueil collectif, elle signe en octobre 2007 chez Quadrature son premier ouvrage, Les beaux dimanches. Onze vrais petits univers colorés, riches en détails, autant d’histoires cousues au petit point, racontées avec humour et humanité. Moine japonais épris de poésie, enfant fasciné par les monstres, Don Juan sur le retour, Juive traquée, prisonnier et sa correspondante… Que le destin dérape et chacun de ces personnages sera confronté à la fragilité de ses certitudes. Mais si le bleu vire souvent au blues ou au noir, l’auteur évite le désespoir absolu, donne toujours leur juste place à la compassion, au rêve ou à la poésie.
© NB

Colette Fellous est née à Tunis, où elle a passé son enfance et son adolescence. Elle a créé et dirige, au Mercure de France, la collection Traits et portraits. Elle est productrice à France Culture où elle anime l’émission Carnet nomade. Plein été, son dernier roman, a été publié aux éditions Gallimard. C’est sous le signe des Joueurs de cartes de Cézanne et d’une danse entre la mémoire et l’oubli que Colette Fellous invente à la fois une forme romanesque et son propre jeu, qu’elle appelle " la mémoire aimantée ". Une mémoire qui ne cherche pas à réveiller le passé mais à magnétiser le présent, à partir d’une scène muette qui a eu lieu l’été de ses huit ans, mais qui a sans doute été effacée, oubliée.
©  J. Sassier/Gallimard

Fabienne Ferrère est professeur de philosophie dans la région toulousaine. Un chien du diable, une enquête de Gilles Bayonne est son premier ouvrage publié aux éditions Denoël. Roman d’aventures sur lequel planent les ombres d’Alexandre Dumas et de Paul Féval, intrigue politique et religieuse soutenue par une langue riche et authentique. Un chien du diable mêle admirablement vérité historique et enquête policière.

Daniel Giraud vit en Ariège. Traducteur, poète, il a écrit deux livres sur le plus grand poète chinois : Li Po. Son dernier ouvrage, Récits de
sagesse d’Extrême-Orient
, est paru aux éditions L’originel. Ces récits de sagesse d’Extrême-Orient nous relatent l’éveil des sages à travers les traditions du Tao, du Tch’an et du Zen.
© B. Grollier

Né en 1952, Georges-Patrick Gleize vit et occupe un poste d’enseignant en Ariège. Auteur de plusieurs romans, son dernier titre, Le sentier des pastelliers, est paru aux éditions Albin Michel. Il nous offre là un beau roman d’amitié, chaleureux, émouvant et tendre, une peinture réaliste des passions humaines, remplie de la douceur nonchalante du monde perdu de la " Belle Epoque ".

Né à Paris, Didier Goupil vit à Toulouse. Cellule K, sa dernière parution aux Editions du Rocher, raconte l’arrivée d’un écrivain à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon où il est accueilli pour deux mois en résidence d’écriture. Dès son arrivée, il sent une inquiétude, une menace qui plane sur les lieux… À travers son installation et la découverte des différents endroits qui composent la Chartreuse (les cloîtres, le déambulatoire, l’ancienne prison où l’on enfermait les moines récalcitrants, la cellule elle-même bien sûr), c’est non seulement l’histoire du lieu et des habitants qui l’ont au fil du temps habité (moines, malades mentaux, ferrailleurs durant la guerre 39-45) qui lui est révélée, mais, en mettant ses pas dans ceux de Patrick Kermann (dont il s’apercevra qu’il s’est pendu dans la cellule qu’il va occuper), le sens même de l’existence humaine, la solitude ultime à laquelle chacun de nous un jour est confronté.

Née à Alger, Katia Hacène est issue d’une famille d’intellectuels originaire de la Grande Kabylie. Après avoir poursuivi ses études
au lycée français, elle obtient un baccalauréat série philosophie-lettres puis une licence d’anglais. En 1986, elle embrasse une carrière de journaliste polyvalente en langue anglaise et française au journal Horizons. Au début des années 1990, elle devient membre fondateur du quotidien francophone Le Soir d’Algérie et occupe un poste de chef de rubriques. Actuellement à Toulouse, elle se consacre essentiellement à l’écriture ainsi qu’à des manifestations culturelles et sociales. En octobre 2007, son premier roman est publié aux éditions De La Lune, Le destin de Narimane, raconte la vie d’une jeune algérienne mariée, dont le plus cher désir est de devenir mère. Malheureusement, la perte trop précoce de son mari et le décès de ses parents la font basculer dans la précarité..

Fariba Hachtroudi, fille d’un des plus grands scientifiques iraniens, possède une double culture, iranienne et française. Journaliste, écrivain, militante, elle vit à Paris et voyage dans le monde entier. Son livre, À mon retour d’Iran, vient de paraître aux Éditions du Seuil. Après des années d’exil et de militantisme à Paris, Fariba Hachtroudi retourne en Iran. Ce voyage, pourtant légal, est semé de traquenards et de mises en gardes. C’est le prix à payer pour honorer la mémoire de ses parents, pour s’associer à l’hommage rendu à son père dont les fidèles ont fêté le centenaire. La mécanique de ce retour est tissée à l’histoire familiale, à la volonté de voir la vérité en face : renouer avec les témoins de son enfance, éclaircir les tragiques circonstances de la mort de sa mère. Et retrouver les lieux, les paysages, les odeurs de son adolescence, les confronter à l’Iran d’aujourd’hui, à la rude vie quotidienne de ses compatriotes pris entre l’obscurantisme et la modernité. Tragiques ou joyeux sont les fantômes qu’elle traque. D’un voyage incontournable, Fariba Hachtroudi a tiré un récit d’autant plus prenant qu’il est très personnel.

Fawaz Hussain est né en 1953, dans un village au nord-est de la Syrie, dans une famille kurde. Il passe son bac et fait des études de lettres en Syrie. Après avoir obtenu sa licence, il arrive à Paris en 1978 pour poursuivre des études supérieures à la Sorbonne. Plus tard, il s’installe en Suède où il travaille à l’Institut français de Stockholm puis devient maître de conférences à l’université de Lulea, en Laponie suédoise. De retour en France en 2000, il est professeur de français dans les lycées de Saint- Denis et auprès de la Mairie de Paris.
Les Sables de Mésopotamie, aux Editions du Rocher, est le beau récit d’une enfance d’une grande fraîcheur. Le ton en est juste, primesautier et dans le regard que l’enfant porte sur le monde, apparaît la faculté de s’étonner et un ardent désir d’y participer.


Gaston Kelman est né au Cameroun, il y a 53 ans. Titulaire d’une licence bilingue anglo-française de l’université de Yaoundé, il a continué une partie de ses études en Grande-Bretagne, puis en France en se spécialisant dans l’urbanisme. Il a exercé pendant 10 ans des fonctions de directeur au SAN (Syndicat d’Agglomérations Nouvelles) et à l’Observatoire urbain de la ville d’Evry. Il devient l’auteur d’un best-seller avec Je suis noir et je n’aime pas le manioc en 2004 et partage depuis son temps entre écriture et engagement militant. Son dernier livre, Parlons enfants de la patrie, est paru aux éditions Max Milo. Après avoir fustigé la société française fondée sur le préjugé et dénoncé avec vivacité le racisme des uns et la victimisation des autres, Gaston Kelman s’attaque ici aux jeunes : Noirs, Blancs, Arabes, gosses des beaux quartiers, gosses de banlieue et même gamins du continent africain tournés vers l’occident.

Vénus Khoury-Ghata, de culture franco-arabe, est née au Liban. Son père très francophile lui a donné le goût de la langue française. Elle quitte son pays en 1970 pour s’installer en France. Depuis 1981, elle s’implique totalement dans sa carrière d’écrivain et de critique littéraire. Son dernier roman, Sept pierres pour la femme adultère, a été publié aux éditions Mercure de France. Dans un village aux portes du désert, Noor attend son châtiment : coupable d’adultère et condamnée par une fatwa, elle doit être lapidée. Sur la place, les pierres sont déjà prêtes. Noor n’imagine pas pouvoir se soustraire à la justice et aux traditions ancestrales : elle doit payer pour sa faute. C’est compter sans l’intervention de l’étrangère, une Française au service d’une mission humanitaire qui, pour la sauver, déploiera des trésors d’énergie et de volonté…

Né en Corrèze, Alain Leygonie a grandi dans le Lot, fait ses études secondaires à Brive et ses études supérieures à Toulouse où il a enseigné la philosophie. Président de l’Association Toulouse Ecrivains Francophones, il anime les Rencontres des littératures francophones de Balma. Il est auteur de romans et de biographies. Je suis mort, qui dit mieux ? vient de paraître aux éditions Descartes. Réflexion sur la mort, sur le désir et la vanité de tout, porté sur les ailes acides de l’humour noir, Je suis mort, qui dit mieux ? est un polar métaphysique.

Bernard Maris, agrégé et docteur en économie, est professeur d’Université en France et aux États-Unis. Il est également journaliste. Son dernier livre, Keynes ou l’économiste citoyen, a été édité aux Presses de Sciences Po. Aux sources de l’analyse keynésienne se trouve une réflexion singulière sur la psychologie des hommes et leurs rapports à l’argent, une théorie particulière de l’avenir et de l’incertitude, et partant de la justification du profit, une conception révolutionnaire du marché. Keynes peut nous enseigner aujourd’hui comment l’économie, qui semble s’être provisoirement émancipée de la société, peut à nouveau redevenir citoyenne et civilisée.
© E. Boyet

Frédérique Martin, née en 1963, vit près de Toulouse. Membre de divers jurys (Crous, Encrier renversé, Prix du jeune écrivain, Prix des cinq continents…), elle anime des ateliers d’écriture et donne des lectures publiques. Elle a reçu le Prix Prométhée pour son recueil L’écharde du silence. Femme vacante, publié aux éditions Pleine Page, est son premier roman. Alice a quitté son mari et ses trois enfants pour suivre un homme. L’histoire ne dure pas. Elle se retrouve seule, déchirée. C’est dans la rencontre avec Adèle et son lourd secret qu’Alice affrontera une réalité : être amoureuse est différent d’aimer.
© Hervé Goussé

Michel Mathe vit et travaille à Toulouse depuis vingt-cinq ans. Passionné par l’Ancien Régime, il a écrit plusieurs romans et a également monté des pièces de théâtre historiques. Après Pastel et sanguine et Pour le sang de la vierge, Le Prince des crapauds est son troisième roman publié aux éditions Privat. Cette fresque brutale met en scène la sauvagerie des beaux esprits et les intérêts crapuleux d’une ville à l’aube du Grand Siècle.

Toulousaine d’adoption, Marie Mélisou est née en 1962. Après avoir été artiste lissier, elle devient écrivain jeunesse et se déplace régulièrement en milieu scolaire à la rencontre de ses lecteurs. Depuis 1998, elle a publié une vingtaine d’ouvrages et des nouveautés sont attendues, parmi elles, L’île aux ailes aux éditions Tertium. Aëla habite une île en Bretagne. Son copain de classe l’accompagne souvent. Ensemble, ils trouvent une bouteille à la mer. Charlie vit au Etats-Unis. Anne et sa soeur fréquentent une école à la campagne. Tous ces personnages ne se connaissent pas. Pourtant leurs chemins se croisent sur une île bretonne, Houat. Fort malheureusement au début. Pour leur plus grand bonheur ensuite…

Né à Toulouse, en 1964, Santiago Mendieta est journaliste. Auteur d’ouvrages remarqués sur les Pyrénées et d’un recueil de récits, Histoires vraies en Midi-Pyrénées, il signe avec L’or de Canfranc aux éditions Privat son premier roman mi-historique et mi-polar. Il s’attache à y décrire l’atmosphère chaotique de l’Espagne démocratique, de 1980 à 1981, après la mort du général Franco en 1975. Ce roman révèle notamment une des facettes les moins connues du pouvoir franquiste, obnubilé dès 1940 par la reconstitution des réserves d’or de la banque d’Espagne, après leur transfert secret à Moscou en 1937 par la Seconde République espagnole, alors menacée d’effondrement au début de la guerre civile.

Titulaire d’un diplôme de Docteur-Ingénieur en énergie solaire, Alain Monnier a enseigné à l’Université de Rabat, avant de travailler dans diverses structures institutionnelles en faveur de la promotion des technologies innovantes. Son neuvième roman, Notre seconde vie, a été publié aux éditions Flammarion. Qui ne voudrait pas comme Isidro, Eva ou Karine, quitter chaque soir sa banale petite existence pour pénétrer dans une seconde vie flamboyante où tout serait soudain possible ? Notre Seconde Vie est un roman qui oscille entre le monde réel et un univers virtuel quelque peu inspiré de Second Life, et qui nous invite à suivre les multiples aventures de personnages hauts en couleurs et de leurs avatars.

Cécile Oumhani est poète et romancière. Son écriture est enracinée entre la France et la Tunisie. Elle est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages (recueils de poèmes, nouvelles, romans, réflexions). Son roman Plus loin que la nuit est paru aux Editions de l’Aube. Elle nous offre là un très beau roman de femme, où l’écriture, sereine, sert néanmoins avec passion une histoire complexe et parfaitement révélatrice des paradoxes et de la cruauté du monde d’aujourd’hui.


Patricia Parry est née à Toulouse, où elle a fait ses études de médecine et où elle exerce aujourd’hui le métier de psychiatre. Fan de polars et passionnée d’histoire, elle conjugue ses deux intérêts en tricotant des intrigues au petit point. Son premier roman, L’Ombre de Montfort, s’inspirait de l’explosion d’AZF pour nouer une énigme complexe qui remontait aux Cathares. Dans le deuxième, Petits arrangements avec l’infâme, publié aux éditions du Seuil, elle s’attaque à l’intolérance, convoquant Voltaire et l’affaire Calas pour résoudre le mystère de l’assassinat d’une jeune fille.

D’origine danoise, amoureuse des grands voyages, Pia Petersen s’installe à Marseille après avoir obtenu une maîtrise de philosophie à la Sorbonne. Elle y ouvre une librairie renommée, Le Roi Lire, qui lui laisse le temps de se dédier à son occupation favorite : l’écriture. Son quatrième roman, Passer le pont, a été édité aux éditions Actes Sud. Avec un souci de vérité qui fait le talent de ce récit-confession, Pia Petersen met à nu l’existence désemparée d’une jeune femme qui va sombrer dans la plus grande marginalité en basculant sous l’influence quasi hypnotique d’un homme étrange et manipulateur.
© DR

Rosie Pinhas-Delpuech a vécu jusqu’à l’âge de dix-huit ans à Istanbul, avant de partir pour la France, puis de passer une douzaine d’années en Israël et de revenir s’établir définitivement à Paris. Après avoir enseigné la littérature et la philosophie, elle est devenue traductrice et écrivain. Elle dirige la collection Lettres hébraïques des éditions Actes Sud. Son dernier ouvrage, Anna, vient de paraître aux éditions Bleu Autour. Après Suite byzantine, ce récit est le second d’une trilogie où l’écrivain explore son rapport au monde à travers le prisme de ses langues.

Francis Pornon a publié une vingtaine d’ouvrages : poésie, théâtre et carnets de voyages, ainsi que des nouvelles et huit romans, parmi lesquels des romans noirs. Explosifs et vieilles ficelles, son dernier roman, a été publié aux éditions Mare Nostrum. Une journaliste a disparu à Toulouse. Crime ou mystère inexplicable ? La parisienne Sophie descend dans le Sud. A la faveur d’une enquête sur la Résistance, elle y découvre une catastrophe déjà presque oubliée : l’explosion meurtrière d’une usine, qui a laissé des blessures indélébiles dans les corps et les esprits. Et dont chacun a sa version de la vérité… La belle ville rose est minée et ses bas-fonds sont bien obscurs.
© N. Rincon

Bernadette Pourquié vit et travaille en région toulousaine. Elle oeuvre dans l’édition jeunesse depuis une dizaine d’années. Parmi ses derniers titres, Le flam(b)ant rose et La cigogne de Midi moins le quart aux éditions Tertium, racontent des petites histoires destinées aux 6/11 ans et sont complétés par un documentaire illustré pour mieux comprendre.

Michèle Rakotoson est née à Madagascar. Elle arrive à Paris en 1983 où elle obtient un DEA en sociologie. Elle est aujourd’hui journaliste à la radio et à la télé. Dans son dernier ouvrage, Juillet au pays, paru aux éditions Elytis, Michèle Rakotoson revient au pays après des années d’absence. Madagascar et sa capitale Antananarivo s’offrent au regard de l’auteure ; ville sans oiseaux, où les caméléons de l’enfance ont disparu comme les arbres. Trop de monde, trop de pauvreté, trop de demandes. L’armoire des souvenirs s’ouvre lentement, exhalant peu à peu l’amertume de l’exil.

Auteur toulousain, professeur de lettres, aficionado, photographe, plasticien, Francis Ricard a publié, entre autres, deux recueils de poésies chez l’Harmattan La boîte noire et L’heure juste ainsi qu’un essai Eclipse(s) aux éditions de l’Epure. Son dernier livre En un seul souffle, un roman, vient de paraître chez Cheyne Editeur. " Faut se méfier des mots qu’on déterre, ça peut vous sauter à la gueule " dit Francis Ricard. Son texte est, en effet, l’explosion d’une colère trop longtemps tenue en dedans. Bref et virulent, ce livre est un accumulateur d’énergie.
© NB

Dominique Rolland est ethnologue, maître de conférences à l’Institut des Langues et Civilisations Orientales. Outre ses travaux scientifiques, elle est l’auteure, aux éditions Elytis, de deux ouvrages : De sang mêlé (2006) et Glissements de terrain (2007). Ce dernier revient sur le passage personnel de l’auteure, en tant qu’ethnologue, dans une vallée retirée du sud-est de Madagascar. Trois
années durant, Dominique Rolland côtoie les Antemoro de la Matitanana, suivant le cours de la vie et de ses rites. Carnet d’un voyage lointain, c’est un vrai regard critique sur le rôle de l’ethnologue qui se dégage de cette expérience malgache inédite.

Jos Sabac est né en 1941 dans le Tarn de parents d’origine polonaise. A la fin de ses études, il part pour le Niger où il devient professeur de français. Il enseignera également en France puis dans les DOM-TOM. Auteur de plusieurs ouvrages, il se partage entre la prose et la poésie. Sa dernière parution Voulez-vous de mes nouvelles ?, aux éditions In Octavo, est un recueil de nouvelles. Il en compte 11, qui sont des pièces roses comme le conte Le roi et la sirène, ou noires comme La femme du train.


Michèle Teysseyre est peintre, écrivaine et cinéaste. Familière de Venise, elle lui a consacré plusieurs ouvrages. Avec Moi, Véronica Franco courtisane à Venise, elle signe aux éditions Clairsud son premier roman. Veronica Franco demeure une figure emblématique majeure de l’histoire vénitienne. Elle fut au coeur de la vie amoureuse, intellectuelle et artistique de son temps. Elle eut pour amants les hommes les plus influents de Venise et pour amis les artistes et les écrivains les plus en vue. Poétesse, musicienne, elle ne cessa de revendiquer une liberté d’esprit et de moeurs à laquelle bien peu de femmes pouvaient alors prétendre. Le combat – qu’elle mena avec les armes de la séduction – reste aujourd’hui encore d’une étonnante actualité.

Né à Paris, Jan Thirion est enseignant. Il vit actuellement dans la banlieue de Toulouse. Il est l’auteur de plusieurs romans et nouvelles où l’humour s’invite en passager clandestin prêt à surgir à tout instant. Sa dernière parution aux éditions Krakoen, Rose blême, est un roman noir où la couleur de l’humour est aussi sombre que le récit est âpre. Avec une belle inventivité, cette solide intrigue respire la vérité et captive dans les moindres détails.

Denis Tillinac a publié plus de trente livres – romans, essais, récits, poésie – qui lui ont valu de nombreux prix littéraires. Ancien journaliste, il a longtemps dirigé les Éditions de La Table Ronde, signe des chroniques dans la presse écrite et participe à des émissions radiophoniques et télévisuelles. Dans son dernier ouvrage, Dictionnaire amoureux de la France, publié aux éditions Plon, il nous parle de la France. " Je l’aime corps et biens, en amoureux transi, en amant comblé. C’est ma belle égérie, je la chimérise, je l’idéalise, mais ses pleins et ses déliés m’inspirent des désirs terre à terre. Je la parcours, je l’étreins, elle m’émerveille. C’est physique. J’aime enchâsser l’or et le sang de son histoire dans la chair de sa géographie. Il en résulte un patriotisme de facture rustique, un peu comme la foi du charbonnier. "
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Née en 1979 à Clamart, Minh Tran Huy est rédactrice en chef adjointe au Magazine Littéraire et chroniqueuse aux Mots de minuit, l’émission culturelle de Philippe Lefait (France 2). La Princesse et le Pêcheur aux éditions Actes Sud est son premier roman. En la personne de Nam, jeune Vietnamien depuis peu réfugié en France, la narratrice, Lan, croit reconnaître le prince charmant. Ils sympathisent, se revoient, se confient, s’inventent un territoire secret. Mais quelque chose éloigne les gestes de l’amour : le beau garçon la traite comme une petite sœur. Lan accompagne alors ses parents au Vietnam, où ils retournent pour la première fois et où elle découvre les tragédies cachées de son pays d’origine. Des tragédies que Nam a laissées derrière lui, peut-être...

Guillaume Trouillard est né à Pau en 1980. Il décide très tôt de devenir dessinateur de BD mais il devra attendre 1998 pour entrer aux Beaux Arts d’Angoulême. En 2003, il crée les éditions de la Cerise et la revue d’arts graphiques Clafoutis. Il est l’auteur du Cas Lilian Fenouilh et de Colibri aux éditions la Cerise. Sorte de déambulation onirique dans une mégalopole qui ressemble fort à celles qui poussent en Chine actuellement Colibri se veut un récit improvisé, comme un long plan-séquence guidé par le pinceau. Mais derrière le numéro d’équilibriste, Colibri résonne en ces temps troubles comme un manifeste écologiste, une ode aux peuples premiers, en hommage au penseur pyrénéen Bernard Charbonneau, au compositeur Moondog et à Miyazaki.

Alain Turgeon, 38 ans, est d’origine canadienne. Aujourd’hui, il vit à Lyon. Auteur de plusieurs livres, son dernier titre Tu moi a été édité aux éditions La Fosse aux ours. Un ouvrage dans lequel l’auteur s’adresse à son double, et ce n’est pas brillant. Il fait malheureusement preuve d'inaptitude au travail et d'inaptitude à l'amour. Il en résulte que la vie est parfois dure pour les hommes de bonne volonté…

Henriette Walter est professeur honoraire de linguistique. Elle est présidente de la Société internationale de linguistique fonctionnelle et membre du Conseil supérieur de la langue française. Elle est l’auteure chez Robert Laffont du titre Arabesques, l’aventure de la langue arabe en occident, ouvrage qu’elle a co-écrit avec Bassam Baraké. Ce livre a été conçu selon deux éclairages complémentaires : d’une part, le cheminement historique de la langue arabe et des gens qui l’ont parlée, enrichie, normalisée ou illustrée, de l’autre une sorte de visite guidée à l’intérieur des manifestations orales de cette langue, tout en soulignant au passage ce qu’elle a donné et ce qu’elle doit aux autres langues, et en particulier à la langue française.